Playlist n°3: La Voie Lactée

Le groupe Outhere Music s’associe au projet humanitaire et culturel de Music Fund et confère au voyage du Florestan sa dimension sonore. Chaque mois, nous vous proposons la « playlist du bord », résumé subjectif et sonore des émotions, des sensations et des échanges qu’autorisent un grand voyage sur un petit voilier…

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De tous temps, le ciel et le monde nocturne ont exercé sur les hommes une fascination sans limite et si des siècles séparent la théorie de l’harmonie des sphères de celle du big bang, toutes deux sont nées d’un même élan : celui qui pousse l’homme à lever les yeux vers les étoiles. La musique n’est pas étrangère à cet univers. N’est-elle pas le vecteur des confidences que les amants font à la lune et des prières que les croyants adressent au ciel, lorsqu’elle ne permet pas de percer l’intimité de la chambre des rois ?

Jamais banale, la nuit en mer constitue une expérience presque mystique. Le marin pénètre dans un univers à la fois clos et infini, et glisse dans une temporalité distendue, rythmée par les quarts et le bercement des vagues. Il redécouvre alors ces étoiles par trop dissimulées par les néons des villes, et le ciel le rend à la fois philosophe, poète et amoureux. Il dialogue avec la lune, côtoie Orion et la Grande Ourse, Bételgueuse, Bellatrix, Saïph et Rigel, les Rois Mages et l’étoile polaire, et mille autres constellations dont il ignore bien souvent le nom ; et la Voie Lactée, majestueuse couronne de la voûte étoilée, lui indique chaque soir le chemin à suivre.

D’autres lumières l’arrachent parfois à sa rêverie ou à sa torpeur : celles des cargos, chalutiers et autres bateaux qui croisent sa route. “Rouge sur rouge, rien ne bouge. Vert sur vert tout est clair”: le voilier peut poursuivre sa course nocturne. Mais le marin reste aux aguets, car le danger peut également venir du ciel: gare aux grains et à leurs sournoises surventes !

Au bout de trois heures, l’équipier prend le relais; vient alors le temps du repos, qui peut survenir aux premières lueurs du jour. Le corps se relâche, et sombre dans d’autres abysses tandis que le soleil, caressant l’horizon, offre à celui qui le contemple un spectacle d’une toute autre et éblouissante beauté.

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