Florestan

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À l’extrême sud de l’Afrique, là où la terre se précipite dans l’une des mers les plus féroces de la planète, il y a le Royal Cape Yacht Club. À l’ombre de la Montagne de la Table, la vénérable institution accueille les navigateurs depuis plus d’un siècle. On est rarement sec lorsqu’on franchit pour la première fois son seuil, laissant derrière soi les embruns et la houle. Pour les marins, le « Royal… Lire la Suite

Sagement amarré entre une vedette de la police et un patrouilleur de l’armée mozambicaine, Florestan s’apprête à fêter la Noël sous le ciel de Maputo. On ne parlera pas d’étoiles en ce 24 décembre, et pour cause, le ciel est bouché, la température culmine à 42°C et une bande noire ourle l’horizon au sud. D’ici peu, pluie et vent s’abattront sur la baie. Voici 24 heures que nous avons gagné notre refuge,… Lire la Suite

Il est de ces paradis longuement convoités dont les clés semblent vouloir vous échapper au dernier moment. À mi-chemin de notre traversée de l’Océan Indien, l’atoll des Cocos Keeling nous promettait ses eaux turquoises, la protection de son lagon et l’ombre de ses cocotiers. Au terme de trois semaines d’une navigation passée à déjouer les tours et les détours d’une météo changeante et capricieuse, l’apparition sur l’horizon de frondaisons vert tendre fut… Lire la Suite

Quart de nuit Naviguer avec pour seuls repères la lune, les étoiles et la Voie Lactée, diadème du ciel… Pour ce nouveau Babel, le voilier belge Florestan nous invite dans son sillage, au cœur de la nuit qui engourdit les membres et trouble l’esprit. Un voyage sonore entre néant et absolu, jusqu’à ce que les premiers rayons du soleil sonnent la fin du quart, jusqu’au réveil du poète, jusqu’à l’accomplissement du rêve…. Lire la Suite

Et il fallut quitter les Tonga. Remettre à la voile, saluer d’un geste de la main tous ceux à qui l’amitié nous lie désormais, embrasser d’un regard ce petit bout de terre qui fut notre port d’attache pendant plus de 6 mois. Des bribes de musique nous parviennent encore alors que nous glissons sous les hautes falaises du mont Talau qui gardent le mouillage. Inlassablement, la fanfare répète. Avec obstination, Florestan reprend… Lire la Suite

Le cyclone Winston a frappé dur en ce début de février. Alors que nous retrouvions Florestan sain et sauf 15 jours plus tard, l’île de Vava’u semblait encore tout étourdie de la gifle du vent. L’habitude, épaulée par l’inébranlable optimisme polynésien, eut vite fait de mettre un terme au chaos des premières heures et, en ce premier mars, jour de notre retour, la petite société des Tonga a repris son existence paisible…. Lire la Suite

L’aventure du Florestan en cinq épisodes   Emission « Reçu 5/5 » (prod. Cindy Castillo) Episode 1 (04/01/2016): Départ pour un tour du monde en musique Tout quitter pour un tour du monde à la voile dédié à la musique : voici le projet d’Alexandra Gelhay et Jérôme Giersé. « Reçu 5/5 » leur emboîte le pas et propose 5 escales dans le sillage de Florestan, petit voilier chargé d’instruments de musique, poussé par le vent à… Lire la Suite

Dix kilomètres d’eau sous la quille… On a beau passer sa vie sur la mer, voici qui fait rêver. Un véritable gouffre sous-marin s’étend sur des centaines de milles, des Samoa à la Nouvelle-Zélande. Il est bordé d’îles et d’îlots, sommets émergés de volcans éteints. Une pluie battante nous accompagne alors que nous voguons sur ces abysses et la visibilité est tellement réduite que nous ne distinguerons notre destination qu’à quelques centaines… Lire la Suite

La bonne volonté est le moteur du Cemuchca. À de rares exceptions près, le personnel n’est pas payé et c’est face à un auditoire très disparate que nous donnons la plupart de nos cours. Musiciens confirmés ou débutants, les hommes et les femmes qui portent le projet partagent tous un même amour de la musique. Viola, la secrétaire, doit son patronyme à l’instrument qu’elle apprend entre deux inscriptions. Face à son petit bureau… Lire la Suite

Fixer avec précision une heure et un lieu de rendez-vous peut s’avérer délicat lorsque l’on dépend du vent et de la mer pour se déplacer. La tempête ou le calme plat contrecarrent souvent les projets des navigateurs, et tels Yseult se languissant de Tristan, ceux qui attendent l’arrivée d’un voilier peuvent passer de longues heures à scruter l’horizon. Lorsque Florestan pénétra dans la baie du Cap-Haïtien, nous avions 24 heures de retard… Lire la Suite